Le Prix Champlain couronne Georgette LeBlanc!

1 février 2017

Les organismes partenaires du Prix littéraire Champlain, qui souligne l’excellence et la vitalité littéraires franco-canadiennes, sont fiers d’annoncer le nom de la lauréate du Prix. Il s’agit de Georgette LeBlanc, auteure originaire de la Nouvelle-Écosse, qui a écrit l’œuvre Le Grand Feu publiée aux Éditions Perce-Neige.

  Le Grand Feu  Georgette Leblanc

La remise du Prix Champlain aura lieu lors d’une cérémonie qui se tiendra le vendredi, 10 février 2017, à 10 h, à la Chambre rouge de l’Assemblée législative, à Halifax. Le ministre québécois responsable des Relations canadiennes et de la Francophonie canadienne, M. Jean-Marc Fournier, et le ministre néo-écossais des Affaires acadiennes et de la Francophonie, M. Michel P. Samson, remettront en personne le Prix à Mme LeBlanc. Elle recevra une bourse en argent de 3 000 $ et une résidence d’écriture d’une durée d’un mois à la Maison de la littérature, située au cœur du Vieux-Québec. La lauréate pourra également participer aux Rendez-vous littéraires du Centre de la francophonie des Amériques.

Le Grand Feu de Georgette LeBlanc est une œuvre qui s’inscrit dans plus d’un genre à la fois. Elle rappelle un roman en vers libres, voire, comme l’affirme le jury, « un récit poétique ou [un] poème épique ». Le livre relate l’histoire du Grand Feu de 1820 qui a ravagé une vingtaine de maisons et autant de granges à la Baie Sainte-Marie, en Nouvelle-Écosse. Plus qu’une narration autour de ce drame, l’œuvre explore « le destin mythique de ce coin du monde » et nous parle « de passion, de création, de la vie qui bat dans chacun des personnages qui l’habitent. On y suit en particulier Cécile Murat, amoureuse et poète, et le feu annoncé par le titre est aussi celui qui l’anime. » Les membres du jury ont défini Le Grand Feu comme « un livre qui ne ressemble à aucun autre. » Charmé par la qualité formelle unique de l’œuvre qui se distingue par sa langue « oscillant entre l’oral et l’écrit », le jury a applaudi l’excellence littéraire du Grand Feu, qui « constitue un ajout d’importance aux littératures de langue française. »

Les membres du jury ont également attribué des mentions spéciales à Marjorie Chalifoux de Véronique-Marie Kaye et à Du pain et du jasmin de Monia Mazigh, afin de souligner leur qualité littéraire. Le jury a été séduit par « l’humour singulier » qui se dégage de l’œuvre de Véronique-Marie Kaye. Accentué « par les comportements inattendus des personnages, cet humour s’empreint d’une franchise impitoyable. En renversant les clichés de la vie quotidienne, la Marjorie Chalifoux de Véronique-Marie Kaye nous montre la vérité implacable des choses, sans indulgence. » Le jury tient aussi à saluer le travail remarquable de Monia Mazigh pour son roman Du pain et du jasmin. « Le roman est écrit de façon classique ; la trame de cette histoire se déroule lentement afin que le lecteur puisse ressentir le chaos vécu par les protagonistes. » C’est un livre qui « laisse dans la mémoire un goût de liberté possible dans ce monde en pleine mutation. »

Rappelons que deux autres œuvres s’étaient classées parmi les finalistes soit Le cinquième corridor de Daniel Leblanc et La littérature du vacuum de Gaston Tremblay.

Cette année, le jury se composait de trois membres désignés par des organismes culturels franco-canadiens soit Mme Gisèle Villeneuve représentant le Regroupement artistique francophone de l’Alberta, Mme Sylvie Bérard représentant l’Association des auteurs de l’Ontario français, et Mme Christiane St-Pierre représentant l’Association acadienne des artistes professionnel.le.s du Nouveau-Brunswick. Mme Aleksandra Grzybowska du  Centre de la francophonie des Amériques assurait la présidence du jury, mais sans droit de vote.

Le Prix Champlain représente un symbole de l’excellence et de la vitalité de la littérature des communautés francophones et acadiennes du Canada. Créé en 1957 par le Conseil de la vie française en Amérique, le Prix Champlain a couronné de grands auteurs des communautés francophones et acadiennes, dont Antonine Maillet, Patrice Desbiens, Jean Marc Dalpé et Herménégilde Chiasson. Le Prix Champlain, qui repose dorénavant sur un partenariat entre le Regroupement des éditeurs canadiens-français, le Secrétariat aux affaires intergouvernementales canadiennes, le Centre de la francophonie des Amériques et la Maison de la littérature de Québec, continue de reconnaître les œuvres qui renouvellent l’héritage littéraire franco-canadien et alimentent sa vitalité.

Le Regroupement des éditeurs canadiens-français (RECF) réunit quinze maisons d’édition francophones du Nouveau-Brunswick, de l’Ontario, du Manitoba et de la Saskatchewan qui mènent ensemble des actions de promotion et de commercialisation au Québec, au Canada et sur les marchés étrangers. Le Regroupement fait également front commun sur le plan de la représentation politique et du développement professionnel de ses membres.

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