Dans le mortel palace

Nouveauté de la semaine #28: Retrouver ses sens

7 juin 2017

Chaque semaine, le RECF vous présente
une nouveauté franco-canadienne

 

Dans le mortel palace de François Baril Pelletier

 

Retrouver ses sens

 

Dans Les trésors tamisés, sa précédente œuvre, le poète et artiste peintre François Baril Pelletier présentait son expérience et son cheminement personnel dans l’existence. S’ouvrant maintenant davantage au collectif et à la notion du vivre ensemble, il explore ces jours-ci une espèce de genèse de la vie et ce que c’est, globalement, que d’avoir cette expérience physique. Bienvenue Dans le mortel palace, une recherche spirituelle poétique sur le sens de la vie publiée aux Éditions L’Interligne.

Le mortel palace, c’est l’univers, mais c’est aussi le corps. Ce corps qu’on occupe sans savoir nécessairement pour quelle raison, mais c’est là et on profite de cette expérience de vie. Et puis il y a la mort : qu’est-ce que ça veut dire tout ça?, philosophe François Baril Pelletier, tant au sujet des thématiques de son nouveau recueil de poésie que de la signification de son titre. Ce corps qu’on habite est sacré, selon l’auteur, et il y a lieu de le qualifier de palais.

Le corps est sacré, et quand on se met à détruire le corps de l’univers – ou le corps de la vie -, c’est là où on se met à blasphémer, selon moi, contre la vie. C’est un peu ça, la sacralité de la matière, ajoute celui qui a écrit une œuvre de réflexion profonde sur le sens de la vie. Même si nous vivons dans une société où presque toute forme de sacralité a été évacuée, Baril Pelletier considère de la plus haute importance de reconnaître qu’il y a une spiritualité qui est intrinsèque à la vie et qu’il faut la respecter, même si on ne connaît pas le sens suprême de l’existence.

Faut-il pour autant avoir une forte spiritualité pour lire Dans le mortel palace? Moi, je pense qu’il faut de la spiritualité pour apprécier la vie, tout simplement. Parce que si tu n’as pas de spiritualité, à un moment donné, les choses vont toutes s’effriter et tu vas te retrouver devant le vide. Après, si tu n’as pas de spiritualité et que tu lis mon recueil, je pense que tu peux y trouver quelque chose de satisfaisant quand même, parce que c’est très esthétique, donc tu peux aussi apprécier les mots, mais aussi les réflexions suscitées, car quand on se met à réfléchir à la spiritualité et au sens de la vie, on peut aller très loin. C’est un exercice qui peut être très profond, et pas toujours aisé.

Si les thèmes de l’univers et de la matière comme telle meublent ses écrits, le poète considère malgré tout qu’il s’agit d’un recueil très accessible où il s’écarte de l’abstrait et du métaphorique, pour demeurer dans des descriptions tout de même très tangibles du réel. Je puise beaucoup mon inspiration de toutes les religions. Je suis donc un peu un fouineur de sens, indique celui qui a également réalisé « Totem », l’œuvre aperçue en couverture du recueil.

Mon message, c’est simplement qu’il faut revenir aux valeurs sacrées, achève d’expliquer François Baril Pelletier, dont le Dans le mortel palace confirme l’idée selon laquelle même si on a évacué la religion, ça ne veut pas dire qu’il n’y a plus de spiritualité. C’est comme si je cherchais simplement à prendre la vie et à la mettre en valeur.

Le recueil de poésie Dans le mortel palace de François Baril Pelletier est publié aux Éditions L’Interligne.

 Alice Côté Dupuis
7 juin 2017