Nouveauté de la semaine #13 : 25 nuances d’amour

22 février 2017

Chaque semaine, le RECF présente

une nouveauté franco-canadienne

 

Ne pleure pas Jeannette de Maurice Henrie

 

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25 nuances d’amour

 

Parce qu’on le vit tous, à tous les jours, que ce soit entre frères et sœurs, entre voisins, entre conjoints, entre parents et enfants ou entre amis, l’amour est un sujet aussi captivant qu’il est inépuisable. Au cœur des 25 nouvelles présentes dans le recueil en deux parties Ne pleure pas Jeannette, publié aux Éditions du Chardon Bleu, l’amour vu par l’auteur Maurice Henrie se veut parfois tendre, parfois violent, mais il saura toujours interpeller le lecteur.

Ça traite de l’amour, mais l’amour sous toutes ses formes : ça parle de l’amour coupable, de l’amour impossible, de l’amour violent, de cet amour maternel qui est parfois étouffant, de l’amour d’un père, de l’amour adultère; à peu près toutes les formes d’amour, explique d’emblée l’éditeur du recueil de nouvelles, Marc Scott, aussi fondateur des Éditions du Chardon Bleu. En l’écoutant, on réalise à quel point le sujet de l’amour, qu’on entend, qu’on lit et qu’on voit représenté partout, d’innombrables façons, peut sembler surexploité, mais qu’il demeure au fond extrêmement vaste et varié.

C’est un sujet qui ne s’épuise pas, qui se renouvelle lui-même constamment, une source chaque fois renouvelée, affirme pour sa part l’auteur, Maurice Henrie, qui avoue du même souffle s’être grandement basé sur ses propres expériences avec l’amour pour rédiger ses nouvelles. Je me rends compte que toutes les nouvelles sauf deux sont inspirées exactement de souvenirs à moi; ils partent d’un fait réel. À partir de ce fait réel, je brode là-dessus, je mets mon imagination en jeu et j’ajoute à la réalité du début de la nouvelle. Alors la nouvelle, je la pige toujours dans un souvenir réel et précis, de sorte que ça sonne toujours plus vrai, plus juste. Ça donne une authenticité au texte.

L’authenticité des récits tient aussi dans les personnes qui y sont dépeints, selon Marc Scott. C’est une écriture qui raconte surtout des gens ordinaires, qui ne savent pas tout à fait comment réussir leurs relations. Et puis on voit encore aujourd’hui énormément de divorces, de séparations, de crimes familiaux, et ces drames-là, Maurice Henrie a su les montrer, les décrire; il a su en parler de façon assez brillante. Si l’éditeur trouve admirable que son auteur soit capable de se promener d’un registre à l’autre et de parler la langue populaire comme de parler la langue plutôt enrichie et littéraire, il admet aussi qu’après avoir publié Ne pleure pas Jeannette, il a gardé le recueil de nouvelles sur sa table de chevet. Ça se lit très bien avant de dormir!

Là est bien la preuve que les thématiques présentes dans le recueil peuvent rejoindre tout le monde! Mais Maurice Henrie va plus loin pour essayer d’intéresser un public large : J’ai essayé de ne pas m’en tenir au passé, mais plutôt d’ajouter à ce livre-là des valeurs contemporaines, comme la situation de la femme. Traitant aussi d’orientation sexuelle, de maladie, de vengeance, de brutalité, de persécution au niveau scolaire, de liberté sexuelle et même, dans un texte qui s’appelle «Auto-stop», par exemple, je traite de femmes qui font de l’auto-stop et qui disparaissent en Colombie-Britannique, l’auteur a fait bien attention de s’ancrer dans l’actualité et dans la modernité, confirmant ainsi la pertinence, encore aujourd’hui, de parler d’amour.

Le recueil de nouvelles Ne pleure pas Jeannette de Maurice Henrie est publié aux Éditions du Chardon Bleu.

Alice Côté Dupuis

22 février 2017

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